L'aiguille de la couturière picore comme une poule minutieuse
L'aiguille de la couturière picore comme une poule minutieuse... écrivait un certain Jules R... mais, rien ne dit dans l'histoire, si le renard n'a pas croqué la poule. Tout ce que je sais, c'est que le chas avait pris en otage le fil du temps et que l'aiguille l'a fait passer de l'autre côté pour revenir plus loin sur ses pas et ainsi de suite. Répétition insensée et minutieuse. L'union intime des deux matières pour ne former au final qu'un autre, différent, plus beau... à nous de prendre toute la distance nécessaire pour apprécier, à sa juste mesure, l'ensemble, le résultat. Ces petits riens qui emplissent la toile de nos existences, en couleurs vives s'équilibrant parfois par des teintes plus sombres, notre histoire s'écrit ainsi. On picore le bonheur en l'ignorant dans l'espoir qu'il viendra demain. Une poule sur un mur qui picore du pain dur... comptine enfantine. Laissons le mot à ce sacré Jules Renard : " Le temps passe par le trou de l'aiguille des heures..." et picores le bonheur là où il se trouve.






